
La République gabonaise traverse actuellement une phase de transformation institutionnelle et économique sans précédent, marquée par le passage d’un régime autocratique décennal à une période de transition militaire, puis à un retour progressif à l’ordre constitutionnel en mai 2025.1 En tant que cinquième producteur de pétrole d’Afrique et détenteur de réserves de manganèse parmi les plus importantes au monde, le Gabon occupe une position stratégique au sein de la zone CEMAC.3 Cependant, l’analyse approfondie de sa trajectoire économique révèle un paradoxe persistant : malgré un Produit Intérieur Brut par habitant élevé pour la région, les indicateurs sociaux demeurent précaires, avec un taux de pauvreté dépassant le tiers de la population et un chômage des jeunes atteignant des niveaux critiques.5 Le présent rapport examine les fondements de cette économie de rente, les répercussions du coup d’État d’août 2023 sur le climat des investissements, et les ambitions du Plan National de Développement de la Transition pour l’horizon 2026-2030.
Cadre Macroéconomique et Dynamiques de Croissance
L’économie gabonaise a fait preuve d’une résilience notable face aux turbulences politiques récentes. La croissance du PIB réel, estimée à 2,4 % en 2023, s’est accélérée pour atteindre environ 2,9 % à 3,4 % en 2024.6 Cette dynamique est principalement portée par le secteur extractif et une relance vigoureuse des travaux publics sous l’impulsion des autorités de transition.9 Toutefois, cette performance reste vulnérable à la volatilité des cours mondiaux des matières premières, le pétrole, le manganèse et le bois représentant à eux seuls 97 % des exportations totales.9
L’inflation, après avoir culminé en 2022-2023 en raison de la désorganisation des chaînes d’approvisionnement mondiales et de la crise en Ukraine, a amorcé une trajectoire descendante pour s’établir autour de 1,2 % à 2,5 % en 2024.6 Cette stabilité relative est le fruit d’une politique monétaire restrictive menée par la Banque des États de l’Afrique Centrale et de mesures gouvernementales ciblées, telles que le gel des prix des produits de première nécessité et le maintien des subventions aux carburants.6
| Indicateur Macroéconomique | 2022 (A) | 2023 (E) | 2024 (E) | 2025 (P) | 2026 (P) |
| Croissance du PIB Réel (%) | 3,0 | 2,4 | 2,9 – 3,4 | 2,5 – 2,8 | 2,6 – 2,9 |
| Inflation (Moyenne Annuelle %) | 4,2 | 3,6 | 1,2 – 2,5 | 1,5 – 2,3 | 2,0 |
| Solde Budgétaire (% du PIB) | 0,8 | 1,8 | -3,7 | -5,5 | -1,5 |
| Dette Publique (% du PIB) | 52,6 | 72,1 | 73,5 | 78,0 – 79,2 | 72,0 – 83,9 |
| Solde Courant (% du PIB) | -1,2 | 5,4 | 4,5 | 2,2 | 0,6 |
Données compilées d’après.5
L’analyse du solde budgétaire révèle une détérioration marquée en 2024. Le passage d’un excédent de 1,8 % du PIB en 2023 à un déficit estimé à -3,7 % s’explique par une augmentation massive des dépenses publiques.9 Le gouvernement de transition a privilégié l’apurement des arriérés intérieurs, le recrutement de nouveaux fonctionnaires et le financement d’infrastructures d’urgence, pesant ainsi sur l’espace budgétaire à court terme.11 La gestion de la dette publique constitue désormais un défi majeur, le ratio dette/PIB ayant franchi le plafond communautaire de 70 % fin 2023.6
Économie Politique de la Transition et Gouvernance
Le coup d’État du 30 août 2023 a marqué une rupture historique en mettant fin à 55 ans de domination politique d’une seule famille. Mené par le Comité pour la Transition et la Restauration des Institutions, cet événement a initialement provoqué l’inquiétude des marchés financiers, entraînant une baisse de la valeur des euro-obligations gabonaises.3 Cependant, le soutien populaire massif et la conduite d’une transition relativement apaisée ont permis de stabiliser le climat des affaires.3
Restauration de l’Ordre Constitutionnel et Diplomatie Économique
Le processus de transition a culminé avec l’élection présidentielle de mai 2025, voyant la victoire du général Brice Clotaire Oligui Nguema.1 Ce retour à l’ordre constitutionnel a été immédiatement salué par l’Union Africaine, qui a levé ses sanctions le 1er mai 2025, réintégrant le Gabon dans ses activités institutionnelles.1 Cette normalisation est cruciale pour l’économie gabonaise, car elle facilite l’accès aux financements internationaux et renforce la position du pays au sein de la Zone de Libre-Échange Continentale Africaine.18
Malgré ce retour à la normalité, certaines restrictions persistent. Les États-Unis ont suspendu une partie de leur aide bilatérale en application de l’article 7008 de leur loi de finances, exigeant des garanties supplémentaires sur la transparence démocratique.14 Parallèlement, le gouvernement a entrepris des réformes législatives fin 2024 visant à limiter la participation étrangère dans certains secteurs stratégiques, imposant une part de capital détenue par des citoyens ou entités gabonaises.14
Lutte contre la Corruption et Audit de la Dette
L’un des piliers de l’action du CTRI a été la réactivation de la « Task Force sur la Dette ».14 Les audits menés ont révélé des irrégularités massives, la dette intérieure ayant bondi de 660 millions de dollars à 4,95 milliards de dollars entre 2020 et 2023.14 Les autorités attribuent cette explosion à des surfacturations systématiques et des contrats frauduleux passés sous l’ancien régime. L’assainissement des finances publiques passe désormais par une centralisation des recettes au sein du Compte Unique du Trésor et une digitalisation accrue de l’administration fiscale pour limiter les déperditions de ressources.9
Le Secteur Pétrolier : Pilier de Rente et Souveraineté
Le pétrole demeure le cœur battant de l’économie gabonaise, contribuant à près de 50 % du PIB et 80 % des recettes d’exportation.4 Le pays produit environ 200 000 barils par jour, mais fait face à un défi structurel : la maturation de ses champs pétroliers, dont la production a atteint son apogée en 1997.4
Vers une Réappropriation Nationale des Actifs
La transition politique a coïncidé avec une volonté accrue de souveraineté dans le secteur extractif. En juillet 2024, la Gabon Oil Company a finalisé le rachat des actifs d’Assala Energy auprès du fonds américain Carlyle pour 1,3 milliard de dollars.19 Cette opération, financée en partie par la firme de négoce Gunvor, témoigne de l’ambition de l’État de contrôler davantage la chaîne de valeur pétrolière.
Toutefois, le maintien de la production nécessite des investissements constants en exploration. Si de nouveaux gisements ont permis de stabiliser les volumes en 2024, une contraction de 3 % de la production est anticipée d’ici 2026 en l’absence de découvertes majeures.6 Le gouvernement tente d’attirer de nouveaux opérateurs par des incitations fiscales et douanières, exemptant notamment les compagnies pétrolières de droits de douane sur l’importation de machines spécifiques.14
Le Défi des Subventions et de l’Équilibre Budgétaire
La gestion de la rente pétrolière est étroitement liée à la politique sociale. Les subventions au carburant pèsent lourdement sur le budget de l’État, bien qu’elles jouent un rôle tampon contre l’inflation.6 L’équilibre budgétaire du pays est donc tributaire de deux variables volatiles : le prix du baril de Brent et le maintien de la production. Une chute prolongée des cours ou une baisse accélérée des réserves pourrait compromettre la capacité de l’État à financer sa transition vers une économie diversifiée.6
L’Industrie Minière : Manganèse et Perspectives Ferrifères
Le Gabon est le premier producteur mondial de manganèse à haute teneur, minerai indispensable à la production d’acier et de batteries électriques.6 Ce secteur représente le principal relais de croissance hors pétrole.
Le Manganèse : Volatilité et Valeur Ajoutée
L’exploitation est dominée par la Compagnie Minière de l’Ogooué, filiale du groupe français Eramet. En 2024, la production a atteint 7,5 millions de tonnes sur les neuf premiers mois, générant des revenus supérieurs à 1 milliard de dollars.24 Cependant, le marché a connu des soubresauts majeurs : la baisse de la demande d’acier en Chine a entraîné un effondrement des prix à l’été 2024, forçant Eramet à suspendre la production à Moanda pendant plusieurs semaines en octobre pour réduire les stocks excédentaires.25
Face à cette vulnérabilité, le gouvernement gabonais a adopté une stratégie de transformation locale. L’objectif est d’interdire l’exportation de minerai brut d’ici 2029.27 Des discussions sont en cours pour la construction d’une usine de ferromanganèse d’une capacité de 300 000 tonnes par an, tandis que des partenaires asiatiques manifestent leur intérêt pour la production de sulfate de manganèse de qualité batterie.19
Le Projet Géant de Belinga
Le gisement de fer de Belinga, situé dans le nord-est, est considéré comme l’un des plus importants au monde. Exploité par Ivindo Iron (consortium mené par Fortescue), le projet a expédié ses premières tonnes d’essai fin 2023.28 Un calendrier ambitieux prévoit la pleine production d’ici 2030, nécessitant des investissements colossaux dans un nouveau réseau ferroviaire et un port en eau profonde à Kobe Kobe.30 Ce projet pourrait générer des milliers d’emplois et transformer radicalement l’économie de la province de l’Ogooué-Ivindo.22
Forêts et Environnement : Le Nouveau Capitalisme Vert
Avec 88 % de son territoire couvert par la forêt tropicale du bassin du Congo, le Gabon se positionne comme un leader mondial de l’économie verte.5 Les services écosystémiques de la forêt gabonaise, notamment la rétention de carbone, sont évalués à 75,1 milliards de dollars.9
La Filière Bois et le Succès de la ZES de Nkok
L’interdiction d’exporter des grumes brutes en 2010 a permis l’éclosion d’une industrie de transformation dynamique. La Zone Économique Spéciale de Nkok est devenue le premier centre de production de contreplaqué en Afrique.21 Les avantages offerts aux investisseurs — 25 ans d’exonération fiscale, absence de droits de douane et rapatriement libre des capitaux — ont attiré plus d’une centaine d’entreprises.14
| Caractéristique de la ZES de Nkok | Détail du Régime |
| Exonération fiscale | 25 ans d’exploitation sans impôt sur les sociétés |
| Droits de douane | 0 % sur l’importation de machines et pièces détachées |
| Contrôle des capitaux | 100 % de rapatriement des fonds autorisé |
| Services | Guichet unique pour toutes les démarches administratives |
Source :.14
Le modèle de Nkok est désormais dupliqué à Inkolo et Mpassa-Lebombi, visant à décentraliser l’activité industrielle et à valoriser d’autres ressources comme l’huile de palme et les minéraux.14
Crédits Carbone et Finance Durable
Le Gabon est le premier pays africain à avoir reçu des paiements pour sa contribution à la réduction de la déforestation (REDD+).5 Cependant, le pays réclame une rémunération plus juste pour ses services climatiques. Un accord de « debt-for-nature swap » de 450 millions de dollars a été négocié pour refinancer une partie de la dette souveraine en échange de engagements accrus dans la conservation marine.9 La valorisation du capital naturel est au cœur de la stratégie de diversification, le gouvernement espérant générer des revenus substantiels via le marché mondial du carbone pour financer ses infrastructures.9
Plan National de Développement de la Transition (PNDT) 2024-2026
Le PNDT est la feuille de route stratégique du gouvernement pour transformer les structures économiques du pays. Il repose sur cinq piliers : la réforme des institutions, le développement des infrastructures, la diversification économique, le pacte social et la durabilité environnementale.12
Infrastructures Stratégiques et Désenclavement
Le déficit en infrastructures est identifié comme le principal frein à la diversification. Le pays se classe 115e sur 139 au Logistics Performance Index de la Banque Mondiale.14 Le PNDT prévoit :
- La réhabilitation du Transgabonais pour augmenter les capacités de transport de bois et de minerais.12
- La construction de barrages hydroélectriques (Kinguélé Aval, Booué, Grand Poubara) pour fournir une énergie décarbonée aux zones industrielles.27
- Le développement du port en eau profonde de Mayumba pour offrir une alternative logistique au port d’Owendo.33
Développement Urbain et Accès aux Services de Base
Le Projet d’Aménagement et de Développement des Infrastructures du Gabon (PADIG), financé à hauteur de 150 millions de dollars par la Banque Mondiale, vise à moderniser les villes secondaires.31 Plus de 90 % des Gabonais vivant en milieu urbain, l’amélioration de la résilience aux inondations et l’extension des réseaux d’eau et d’électricité dans des villes comme Oyem, Lambaréné et Franceville sont jugées prioritaires pour stimuler les économies locales.8
Paradoxe de la Richesse et Urgence Sociale
Malgré son statut de pays à revenu intermédiaire de la tranche supérieure, le Gabon présente des indicateurs sociaux déphasés par rapport à sa richesse apparente. Le PIB par habitant en parité de pouvoir d’achat est estimé à plus de 24 000 dollars en 2024, mais la réalité vécue par la population est marquée par des inégalités extrêmes.4
Chômage et Pauvreté : Les Défis de l’Inclusion
Le taux de pauvreté est passé de 33,4 % en 2017 à environ 34,6 % à 39,2 % en 2024-2025.3 Le chômage structurel, particulièrement chez les jeunes de moins de 25 ans, constitue une menace pour la stabilité politique.3 L’économie de rente n’a pas réussi à créer une classe moyenne solide, la croissance étant restée confinée dans des secteurs extractifs peu créateurs d’emplois qualifiés.10
| Indicateur Social | Valeur (2023-2025) | Tendance |
| Taux de Pauvreté (%) | 34,6 – 39,2 | En hausse |
| Chômage Global (%) | 20,1 – 28,8 | Stable |
| Chômage des Jeunes (%) | 40,0 | Critique |
| Accès à l’Électricité (%) | 93,5 | En amélioration |
| Espérance de Vie (ans) | 68,3 | Stable |
Données basées sur.3
Évolution de la Richesse Nationale
Une analyse de la Banque Mondiale montre que si la richesse totale du Gabon a augmenté de 35 % entre 1995 et 2020, la richesse par habitant a décliné de 34,7 % sur la même période.9 Ce déclin s’explique par une croissance démographique supérieure à la croissance économique et une mauvaise conversion du capital naturel en capital humain et physique productif. Le Gabon est pris dans un « piège à ressources » où l’abondance naturelle masque l’érosion continue des bases de développement à long terme.10
Dynamiques du Commerce Extérieur et Partenariats
Le commerce extérieur représente 91 % du PIB gabonais, soulignant l’extraversion totale de l’économie.7 En 2023, le pays a dégagé un excédent commercial confortable, avec 12,7 milliards de dollars d’exportations contre 4,2 milliards de dollars d’importations.7
Réorientation vers l’Asie
Le paysage des partenaires commerciaux a radicalement changé. Si la France reste un fournisseur majeur pour les produits manufacturés et pharmaceutiques, la Chine est devenue le principal client pour les ressources brutes.4
| Rang | Partenaire (Exportations) | Part (%) | Partenaire (Importations) | Part (%) |
| 1 | Chine | 26,1 – 43,0 | Corée du Sud | 13,2 |
| 2 | Indonésie | 8,3 | France | 13,0 |
| 3 | Espagne | 7,0 | Chine | 11,6 |
| 4 | Israël | 6,4 | États-Unis | 7,5 |
| 5 | États-Unis | 5,0 | Inde | 3,9 |
Note : Les parts varient selon les sources et les années de référence.4
Les exportations sont dominées par le pétrole brut (51 % à 70 %), suivi du manganèse (23 %) et du bois scié.4 Les importations sont principalement composées de machines, de navires de service pour le secteur pétrolier, de produits alimentaires (viande de volaille, riz, céréales) et de médicaments.35 Cette dépendance alimentaire constitue un risque stratégique majeur que le gouvernement tente de mitiger via le programme AgriConnect.8
Défis de Diversification et Climat des Affaires
L’Indice de Complexité Économique classe le Gabon au 97e rang sur 132, illustrant une économie encore peu diversifiée techniquement.36 L’IMF souligne plusieurs obstacles majeurs à la diversification : un environnement des affaires marqué par une bureaucratie inefficace, un accès difficile au crédit pour les PME et des coûts de production élevés dus aux faiblesses logistiques.21
Réformes du Secteur Financier
Le secteur bancaire gabonais, bien que liquide, est réticent à prêter au secteur privé en raison d’un risque de crédit élevé et d’une préférence pour le financement de la dette souveraine.12 Le gouvernement prévoit la création d’un bureau de crédit pour améliorer l’évaluation des emprunteurs et encourage le développement de la microfinance pour soutenir l’entrepreneuriat rural via le Programme d’Urgence de Développement Communautaire.21
Digitalisation et Innovation
Le Gabon mise sur la transformation numérique pour améliorer l’efficacité administrative. Le projet « Digital Gabon » vise à déployer des services e-gouvernement et des plateformes e-santé dans 13 établissements d’ici 2025.8 L’incubateur numérique national créé en 2022 commence à porter ses fruits en soutenant des startups locales, bien que l’impact sur le PIB global reste pour l’instant marginal.8
Soutenabilité de la Dette et Perspectives Financières
La trajectoire de la dette publique est un sujet de préoccupation majeur pour les bailleurs de fonds internationaux. À la fin de 2023, la dette publique dépassait le plafond de 70 % du PIB.12
Risques de Financement
Les conditions de financement sur les marchés internationaux sont devenues plus strictes. Le Gabon a émis un Eurobond de 520 millions de dollars en 2025 pour refinancer des obligations arrivant à échéance, mais les taux d’intérêt restent élevés en raison de la prime de risque politique.19 L’absence d’un nouvel accord avec le FMI depuis juin 2024 limite la visibilité financière à moyen terme.6
La viabilité de la dette dépendra de la capacité du pays à maintenir un solde primaire positif. Les autorités ont entamé une rationalisation des exonérations fiscales, qui représentaient auparavant 4 % à 5 % du PIB, afin de générer des recettes supplémentaires pour les investissements prioritaires.12
Conclusion et Recommandations Stratégiques
L’économie gabonaise se trouve à un moment charnière. La fin de la transition politique en mai 2025 offre une fenêtre d’opportunité pour engager des réformes structurelles profondes. Le passage d’une économie extracto-rentière à un modèle de transformation locale est la seule voie pour résorber le chômage de masse et réduire la pauvreté.
Impératifs à Court et Moyen Terme
Pour réussir sa transformation, le Gabon doit impérativement :
- Stabiliser le cadre macro-budgétaire : Réduire le déficit hors pétrole et poursuivre l’apurement de la dette intérieure pour assainir les bilans des banques commerciales et des entreprises locales.12
- Industrialiser les secteurs bois et mines : Maintenir la pression sur la transformation locale du bois et préparer l’interdiction de l’exportation brute de manganèse en investissant dans l’énergie à bas coût.19
- Investir dans le capital humain : Aligner les programmes d’éducation technique sur les besoins des zones économiques spéciales pour garantir que la croissance génère des emplois pour la jeunesse gabonaise.21
- Valoriser le capital naturel : Finaliser les mécanismes de certification carbone pour transformer la protection de l’environnement en un flux de revenus pérenne et souverain.9
Si le retour à l’ordre constitutionnel a rétabli la confiance internationale, le véritable test pour la présidence de Brice Clotaire Oligui Nguema sera de prouver que la richesse du sous-sol gabonais peut enfin se traduire par une amélioration tangible du niveau de vie de l’ensemble des citoyens, brisant ainsi le cycle de la dépendance et de l’inégalité.

